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TAPTA MEETS JUDD : UNE RENCONTRE QUI NE MANQUE PAS DE MATIÈRE !
Et si vous connaissiez déjà Tapta sans le savoir ?
C’est à l’invitation des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique que Pepperzine a eu le plaisir de découvrir « Tapta meets Judd », une exposition aussi surprenante que passionnante.
Une belle rencontre entre deux artistes, deux univers, et surtout un moment privilégié pour plonger dans leurs créations, découvrir leurs histoires et porter un autre regard sur l’art et la matière.
À l’occasion du centenaire de la naissance de Tapta (1926-1997), les Musées royaux mettent à l’honneur cette artiste belge d’origine polonaise, dont les créations font peut-être déjà partie de votre quotidien. Vous avez déjà emprunté la station de métro Veeweyde ? Alors vous avez probablement croisé l’une de ses œuvres sans même connaître son nom !
Au fil de notre visite et des explications passionnantes qui nous ont été partagées, nous avons découvert le parcours étonnant de cette artiste formée au tissage à La Cambre, à Bruxelles.
Car Tapta n’a jamais cessé d’expérimenter. Du textile aux cordes, des fibres aux câbles, elle explore progressivement de nouvelles formes, jusqu’à adopter, dans les années 1980, un matériau plutôt inattendu : le néoprène !
Oui, ce caoutchouc industriel devient entre ses mains une matière sculpturale étonnante, à la fois souple, résistante et monumentale. Une manière bien à elle de repousser les limites de la sculpture.
Face à ses créations, les œuvres de Donald Judd (1928-1994) jouent une tout autre partition : lignes géométriques, cuivre poli, plexiglas et surfaces réfléchissantes. Deux univers qui semblent opposés, mais qui dialoguent avec une étonnante complicité.
Et c’est précisément ce dialogue qui rend la visite si intéressante.
Nous avons particulièrement apprécié les petites histoires qui se cachent derrière les œuvres. Les maquettes préparatoires, les choix des matériaux, les traces laissées par le temps, les défis parfois complexes de restauration… Autant de détails qui nous rappellent qu’une œuvre d’art possède aussi sa propre histoire, parfois bien mouvementée !
Parmi les belles surprises de cette exposition, le retour de Néoflexibles 2, une installation monumentale de Tapta qui n’avait plus été présentée au public depuis une trentaine d’années. Une véritable redécouverte !
Et puis, il y a ce plaisir de comprendre comment une artiste peut transformer un matériau industriel, presque banal, en une création qui interpelle notre regard et notre perception de l’espace.
Ce que nous retenons surtout de cette visite ? Le plaisir de découvrir, d’écouter, de comprendre et de regarder autrement des matières que nous pensions connaître.
Un grand merci aux équipes des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique pour leur invitation, leur accueil et cette plongée passionnante dans un univers où l’art, la matière et l’espace ne cessent de se réinventer.
Chez Pepperzine, on aime les découvertes qui éveillent la curiosité. Et celle-ci mérite vraiment le détour !
À DÉCOUVRIR
Tapta meets Judd
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Musée Old Masters
3, rue de la Régence — 1000 Bruxelles
Du 6 octobre 2026 au 14 mars 2027
Accès compris dans le billet du Musée Old Masters.
Informations : www.fine-arts-museum.be
Et si vous alliez, vous aussi, découvrir ce dialogue inattendu ?
Pepperzine — Un autre regard sur l’art et celles et ceux qui le font vivre.




Tapta [1926-1997], Angulaire, n.d., © Maurice Verbaet, photo Maurice Verbaet Studio, 2025, Collection Maurice Verbaet
Donald Judd [1928-1994] Sans titre © Judd Foundation / SABAM Belgium, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles / photo : Photo d'art Speltdoorn & Fils, Bruxelles






Jason M. Allen, Théâtre d’opéra spatial, 2022, générée par IA (Midjourney). Domaine public – US Copyright Office, 2023.